Transition professionnelle et fin de cycle : oser regarder ce qui est terminé pour avancer
- SDRH
- 29 janv.
- 2 min de lecture
Dans une transition professionnelle, la difficulté n’est pas toujours de savoir vers quoi aller.
Elle est souvent liée à ce que l’on n’ose pas regarder : ce qui est déjà terminé.
Perte de sens, lassitude, impression qu’un cycle est clos… autant de signaux que beaucoup préfèrent enfouir plutôt que traverser.
Pourtant, avancer professionnellement demande parfois d’accepter la fin d’une version de soi, d’un métier ou d’une trajectoire.
C’est exactement ce que m’a appris une tradition ancestrale découverte à Madagascar.
Le retournement des morts : une autre façon de regarder la fin
Quand j’étais plus jeune, le retournement des morts à Madagascar me dégoûtait.
Le principe consiste à sortir les ossements, les envelopper et danser avec.
Dans ma tête, cela signifiait “jouer avec des restes humains”.
Puis j’ai grandi. Et surtout, j’ai compris.
À Madagascar, ce rituel ancestral n’a rien de morbide.
Il est profondément spirituel.
Honorer ce qui a été, pour pouvoir continuer
On retourne les morts pour une raison précise :
montrer aux ancêtres qu’ils ne sont pas oubliés,
prouver qu’on n’a peur ni d’eux, ni de la mort, ni de leurs esprits.
Ce n’est pas du folklore.
C’est un acte de respect, un engagement, une continuité entre le passé et le présent.
On n’efface pas.
On reconnaît.
Et seulement ensuite, on avance.
Le parallèle avec la transition professionnelle
Il existe un vrai parallèle avec la transition professionnelle.
Beaucoup de professionnels sont en perte de sens.
Ils savent que quelque chose est fini :
un job,
une trajectoire,
une version d’eux-mêmes.
Et pourtant, certains préfèrent éviter.
Ils enterrent le malaise.
Ils font “comme si”.
Ils veulent changer…sans jamais regarder ce qui est déjà mort.
Ce que nous enseigne Madagascar
À Madagascar, on sait une chose essentielle :
👉 si tu refuses de faire face à ce qui est terminé, tu restes prisonnier de ça.
Tu n’avances pas en oubliant.
Tu avances en osant regarder.
Dans nos vies professionnelles, nous maintenons parfois des choses qui devraient être enterrées depuis longtemps : un rôle, une identité, une loyauté, une peur.
EN Conclusion
La vraie question n’est peut-être pas :“Qu’est-ce que tu veux changer ?”
Mais plutôt :“Qu’est-ce que tu devrais enfin laisser mourir pour pouvoir avancer ?”
Une transition réussie ne commence pas par un plan.
Elle commence par une reconnaissance.
Si tu sens qu’un cycle est terminé, si quelque chose sonne creux, si tu n’arrives plus à faire semblant…
Alors peut-être que le premier pas n’est pas d’aller ailleurs, mais d’oser regarder ce qui est déjà fini.



